Rosazia – Monte Cervellu

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1ère partie

Ne passez pas par Vero! (sauf si vous y habitez)

Départ de la randonnée
Départ de la randonnée

Si vous décidez de faire la balade et que vous partez d’Ajaccio, choisissez de passer par la route de Calvi pour rejoindre Rosazia.
En effet, par Vero c’est beaucoup plus long et fatigant. Je suis arrivé crevé avant de démarrer.
Nous nous garons à la sortie du village, remplissons  nos gourdes à la fontaine « d’acqua bona », juste 10 mètres avant le portail et attaquons la grimpette en prenant le sentier signalé par le panneau « Libbiu ». Jacques avait fait la randonnée il y a 4 ans et connait parfaitement le coin. Il m’avertit que ça va monter tout le temps. Tant mieux, au retour ça descendra tout le temps.

 

Données techniques

  • Distance totale à parcourir : 13,4 km
  • Montée totale :984m sur 6,6 km
  • Temps approximatif (rythme balade) Départ 8h30 – Arrivée 16h00

C’est parti.

Ce chemin est un ravissement à chaque tournant: vue sur les montagnes avoisinantes, vue sur la mer, sur le village. Nous cheminons parmi des châtaigniers chargés de fruits à cette époque de l’année.

Rosazia
Le village de Rosazia.(photo J. Flick)

Passé la châtaigneraie, le parcours commence à s’éclaircir et laisse paraître la splendeur du paysage au travers des pins laricciu.

Rosazia
Rosazia à travers les pins. (photo J. Flick)

 

Arrivée de la première étape.

La première partie, un peu raide par moments, débouche sur une petite plate-forme ombragée. Nous nous désaltérons ainsi que Germain, avant d’attaquer la 2ème partie du parcours, beaucoup moins raide que la précédente.
Nous longeons un mur de pierre dont nous ne connaissons pas la destination: frontière, limite de propriété? (si vous lisez ces lignes et que vous le savez, n’hésitez pas à nous laisser la clé de l’énigme dans un commentaire).

Monte Cervellu
Le mur et tout en haut, le but de la randonnée: « Monte Cervellu »; entre les deux le relief à contourner – (photo J. Flick)
Le mur
Le mur (une limite administrative?)

Avant l’arrivée de la deuxième étape: un choix.

Un peu avant les bergeries, un petit relief est à contourner. Deux possibilités s’offrent à vous : aller tout droit en longeant le mur en restant à découvert ou bien contourner le relief par le nord, en passant par la forêt.

Nous avons pris à gauche en montant (donc par la forêt) et choisi une possibilité intermédiaire au retour. Les deux options sont possibles, les variantes aussi, c’est vous qui voyez.

Monte Cervellu
Le chemin qui longe le mur avec, toujours aussi loin, le Monte Cervellu – (photo J. Flick)

Arrivée de la troisième étape (bergeries ruinées): reste le plus dur…

La dernière partie va consister à se farcir un dénivelé de 400 mètres sur une distante d’environ 500 mètres. Si vous êtes fatigués, profitez du camp de base livré avec tout le confort, pour vous reposer un peu.
Allez, dans 1 heure, ça ira mieux et ça en vaut vraiment la peine.

Une aire de repos avant un dernier effort!
Une aire de repos, avec source, avant un dernier effort! – (photo J. Flick)

Enfin le sommet du Monte Cervellu!

Alors qu’est ce que vous en dites, ça valait la peine non?
Vue à couper le souffle sur tous les principaux sommets de Corse, sur le Golfe d’Ajaccio et le Golfe de Sagone. Un 360° de grand luxe!

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Jacques à 1624 mètres d’altitude.
36
(photo J. Flick)
Le spectacle offert efface toute fatigue...
Le spectacle offert efface toute trace de fatigue… (photo J. Flick)

2ème partie

La surprise du chef

Jacques m’avait promis une belle surprise au sommet et je pensais qu’il s’agissait uniquement du paysage. Et bien non, il me fait remarquer cette étrange formation rocheuse, le Monte Tretorre (trois tours?), constitué d’une variété de syénite qui, d’après lui, est extrêmement rare.
Ceci dit, le panorama est exceptionnel puisque l’on peut admirer tous les plus haut sommets de Corse et la côte occidentale du golfe d’Ajaccio jusqu’au niveau de Porto…

La Syénite
Le Tretorre. En arrière plan le Monte d’Oro et le Migliarello. (photo J. Flick)
Superbe vue sur la Corse-du-sud en dégradé de bleu. (photo J. Flick)
Superbe vue sur la Corse-du-sud en dégradé de bleu. (photo J. Flick)

Trace- Diaporama

Retour à Rosazia

Comme prévu, la descente est moins fatigante que la montée (c’est pas toujours vrai). Le paysage est de plus en plus beau avec les belles lumières de l’automne qui s’allument au fur et à mesure que le soleil se couche.

La trace du parcours

Le diaporama de la randonnée.

Avec les photos de Jacques Flick (pas toutes!!)

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8 commentaires sur “Rosazia – Monte Cervellu

  1. Après un examen très-très attentif de la carte GéoRando:
    Le mur qui est sur l’autre crête (Massif rocheux très dentelé de la Punta a Sposata que l’on voit dans le diaporama) serait en fait une limite de canton et/ou d’arrondissement.Quant au mur que nous avons suivi: rien. Noté comme chemin aléaloire…

  2. Merci pour cette description de la randonnée qui nous a été très utile pour nous lancer.

    Nous venons de la faire fin mars. Le temps était magnifique, presque une rando d’été. Très peu de neige en haut, ça se fait sans problème à cette période. Inutile de préciser que nous n’avons croisé absolument personne tout au long de la journée (un dimanche).
    Le chemin en partant de Rosazia est très bien balisé, nous n’avons pas eu besoin de carte ou GPS.
    Arrivé à la crête, on suit assez facilement le chemin le long du mur (pas de balisage mais quelques cairns). Je conseillerais de continuer à longer le mur le plus longtemps possible, sans entrer dans la forêt.
    Pour la dernière montée au sommet à partir de la bergerie (un peu casse pattes avec une petite végétation parfois piquante et des cailloux), un conseil encore: contournez la bergerie par la droite, puis de nouveau optez pour la droite du pierrier, c’est bien plus aisé.
    Nous sommes redescendu par la route de 4×4 qui rejoint directement le village. Ça se fait sans problème (peut-être un peu plus long mais plus facile pour ceux qui comme nous ne sont pas grands fans de descente). Il y a juste 3 barrières à franchir en arrivant au village, dont certaines qu’on peut ouvrir donc ça ne pose aucun problème.

    Durée de montée: 3h30 / 4h (rythme tranquille en prenant plein de photos).
    2h30 / 3h de descente.

    La vue en haut de Cervellu est tout simplement magnifique.
    Je ne peux que vous conseiller de faire cette randonnée!

  3. Salut,
    nous avons opté pour la découverte de cette randonnée grâce à votre description et nous sommes régalés; Merci !
    Nous avons croisé des agents du département chargés de l’entretien des sentiers du canton qui pensent que les deux murs délimitaient une zone de coupe de bois…
    Recoupons donc les infos et encore merci à vous.

  4. Au retour, une halte « restauration » peut se faire au bar du coin : le bar Novala.
    On y mange bien et le contact est très chaleureux. J’y ai fait deux repas et la guitare sonnait avec beaucoup de sincérité. Merci à eux !

  5. Voici l’explication du fameux mur :
    En août 1863, le maire de Poggiolo Jean-Baptiste Etienne DEMARTINI (né en 1832 et décédé en 1897, maire de 1860 à 1867) se plaignit que les gens de Rosazia, mécontents du tracé intercommunal, aient, maire en tête, enclavé les terrains contestés derrière des clôtures qu’ils avaient édifiées.
    Le 1er juin 1865, l’escalade prit une tournure plus grave car les habitants de Rosazia mirent le feu à des cabanes de bergers poggiolais à Libbiu.
    Voici ce qu’écrivit le maire de Poggiolo dans sa lettre au Préfet de Corse le 2 juin, lettre conservée aux Archives départementales d’Ajaccio:
    « Je suis obligé pour le troisième fois de vous écrire pour vous faire connaître la conduite tenue par M. le Maire de Rosazia. Le 1er du courant il s’est rendu à la tête de ses habitants dans la montagne de Libio, propriété qui appartient de temps immémorial aux particuliers de Poggiolo, et a mis le feu aux cabanes et aux bergeries des bergers de Poggiolo bâties en pierre qui y existaient depuis plus de cent années. Les pauvres bergers ont vu consumer sous leurs yeux leurs abris et même le peu de mobilier qu’ils y avaient. Cet acte barbare a irrité les habitants de ma commune. Pour contenir leur indignation, j’ai été obligé à inviter la gendarmerie de Guagno à se rendre sur les lieux du dégât le deux du mois de juin où plus de cinquante hommes de ma commune s’étaient rendu pour demander raison à M. le Maire de Rosazia qui s’y trouvait avec ses habitants. »
    L’affrontement physique fut évité et l’affaire retourna entre les mains de la justice.
    En mai 1867, le tribunal d’Ajaccio donna gain de cause aux Poggiolais qui se plaignaient d’avoir à payer des impôts à Rosazia. Par là, les juges reconnaissaient que ces terrains étaient sur la commune de Poggiolo.
    La décision finale revint, en 1873, à la cour d’appel de Bastia qui fixa les limites de Libbiu entre les deux communes.
    Il fallut attendre décembre 1881 pour que le bornage fut réalisé.
    Sur cette carte, les lignes jaunes représentent les limites actuelles, désormais non contestées, des communes. Sur les flancs du Ciarbellu, jusqu’au sommet, la forêt de Libbiu est bien poggiolaise. Les conflits sont apaisés.

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